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Matière

PVD et placage or : pourquoi l'un tient et l'autre s'efface

Presque toute pièce dorée qui n'est pas en or massif est dite « plaquée or », et cette formule recouvre deux procédés qui n'ont presque rien en commun, sinon la couleur obtenue.

L'un explique pourquoi un bijou bon marché devient irrégulier sur les arêtes en un mois. L'autre est ce qu'utilisent l'aéronautique et les boîtiers de montres.

La galvanoplastie, par défaut

Le placage or classique est une galvanoplastie : la pièce est immergée dans une solution contenant des ions d'or, et un courant électrique y dépose une couche. C'est rapide, peu coûteux, et la couche obtenue fait en général 0,5 micron ou moins — environ un centième de l'épaisseur d'une feuille de papier.

Cette couche repose sur le métal de base comme un vernis séparé. Partout où la pièce frotte — l'intérieur d'une bague, le dos d'un pendentif, le fermoir d'une chaîne — ce vernis s'use en premier, et ce qui apparaît dessous est ce dont la pièce est réellement faite. En général du laiton.

Le PVD, l'autre procédé

PVD signifie dépôt physique en phase vapeur. La pièce entre dans une chambre à vide, une cible d'or est vaporisée en plasma, et la vapeur est projetée dans la surface du métal de base à l'échelle moléculaire. C'est le point essentiel : elle ne se pose pas sur la surface, elle en fait partie.

La couche est aussi bien plus épaisse — typiquement 1 à 3 microns au lieu d'une fraction — et déposée à haute énergie, ce qui lui donne une dureté que la galvanoplastie ne peut pas atteindre. D'où l'usage du PVD sur les forets, les boîtiers de montres et les outils chirurgicaux, où un revêtement qui s'écaille n'est pas envisageable.

Ce que veut dire « or 18 carats PVD »

Le nombre de carats décrit l'alliage d'or vaporisé, exactement comme sur une pièce massive : 18 carats, c'est 75 % d'or. Ce n'est pas une indication de la quantité d'or sur l'objet fini — aucun chiffre de placage ne l'est jamais.

Ce qui donne du sens à la formule, c'est l'association. De l'or 18 ct PVD sur acier 316L, c'est une couche d'or dure et liée sur une base qui ne se corroderait pas et ne verdirait pas la peau même si on la traversait. De l'or 18 ct PVD sur laiton, c'est un meilleur revêtement sur une base qui reste du laiton. Le revêtement n'est jamais que la moitié de la réponse.

Le PVD finit-il par s'user ?

À terme, comme tout revêtement, sous assez d'abrasion. La différence honnête tient à l'échelle de temps et au mode de défaillance : la galvanoplastie lâche en semaines ou en mois, et visiblement, par plaques aux points de contact ; le PVD sur acier se compte en années et s'amincit progressivement au lieu de s'écailler.

La conséquence pratique est ce qui se passe alors. Sur du laiton, l'usure expose un métal réactif et la pièce commence à marquer la peau. Sur de l'acier, l'usure expose de l'acier — une couleur légèrement différente, et rien d'autre.

Questions fréquentes

Quelle différence entre PVD et placage or ?+

La galvanoplastie dépose une couche d'or par courant électrique en solution — en général moins de 0,5 micron, posée par-dessus comme un vernis. Le PVD vaporise l'or sous vide et le projette dans la surface à l'échelle moléculaire, sur 1 à 3 microns et bien plus dur. L'un est un vernis, l'autre est lié.

L'or 18 ct PVD est-il du vrai or ?+

L'or déposé est bien un alliage 18 carats réel — 75 % d'or. Mais le titre décrit l'alliage, pas la quantité présente sur la pièce, ce qui vaut pour tout chiffre de placage. La base en dessous compte tout autant.

Combien de temps tient un placage or PVD ?+

Des années plutôt que des mois en port quotidien, et il s'amincit progressivement au lieu de s'écailler par plaques. L'épaisseur (1 à 3 microns contre moins de 0,5) et la liaison moléculaire expliquent l'écart.

Le « plaqué sous vide » est-il la même chose que le PVD ?+

Oui — « plaqué sous vide » est la description littérale de ce que fait le dépôt physique en phase vapeur. Placage sous vide, dépôt ionique sous vide et PVD désignent la même famille de procédé.

Posez deux questions, pas une : quel est le revêtement, et qu'y a-t-il dessous. C'est la seconde qui finit par apparaître.